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Auteur Fil de discussion: addiction /prévention et RDR quelques repères  (Lu 259 fois)
boudhinette
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maï pen raï


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« le: 06 Mai 2010 à 07:53:20 »

un topic pour se re-définir ces termes qu'on emploie un peu à tout vent et aussi pour en parler. en teuf comme dans nos jobs on côtoie l'addiction et les troubles de la personnalité qui en découle; Ce qui es intéressant c'est que la notion même d'addiction évolue énormément; d'abord ce mot n'existe même pas en français mais du coup, il va probablement être intégré au dico rapidement tellement il est devenu courant; il y a même des diplomes uriversitaires en addictologie
ADDICTION
Citation
l'addiction-grille de Goodman

    Depuis quelques années, on utilise fréquemment le terme "d'addiction" par rapport à celui de "toxicomanie" ou "dépendance".

    Bon on s'en fout un peu. Tout le monde voit ce que ça recouvre.

    Un psychiatre anglais-ne riez pas ça peut arriver à tout le monde-a formulé une définition de l'addiction en la décrivant comme "un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l'échec répété de son contrôle et de sa personnalité en dépit des conséquences négatives".

    Voici les différents critères qu'il retient:

    -Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement.
    -Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
    -Plaisir ou soulagement pendant sa durée.
    -Sensation de perte de contrôle pendant le comportement
    -Présence d'au moins cinq des neuf critères suivants:

    1/ Préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation.
    2/ Intensité et durée des épisodes plus importantes que souhaitées à l'origine.
    3/ Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
    4/ Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre ou à s'en remettre.
    5/ Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, scolaires ou universitaires, familiales ou sociales.
    6/ Activités sociales, professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement.
    7/ Perpétuation du comportement, bien que le sujet sache qu'il cause ou aggrave un problème un problème persistant ou récurrent d'ordre social, financier, psychologique ou psychique.
    8/ Tolérance marquée: besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.
    9/ Agitation ou irritabilité en cas d'impossibilité de s'adonner au comportement

    -Certains éléments ont duré plus d'un mois et se sont répétés pendant une période plus longue.
tiré du forum Lucid state
http://www.lucid-state.org/forum/showthread.php/2880-l-addiction-grille-de-Goodman
le point clé c'est l'absence d e liberté devant un prod ou un comportement

quelques éléments intéressants
Citation
Le terme addiction est d'étymologie  latine, ad-dicere  « dire à ». Dans la civilisation romaine, les esclaves n'avaient pas de nom propre et étaient dits à leur Pater familias. L'addiction exprime une absence d'indépendance et de liberté, un esclavage.
Wiki
le panel de la terminologie française
Citation
Cet anglicisme est au sens courant souvent synonyme de toxicomanie[1]  et désigne tout attachement nocif à une substance ou à une activité. On notera que le terme d'assuétude, qui bien que peu usité, a un sens similaire sans toutefois être aussi négatif (assuétude au chocolat mais dépendance à la cocaïne) complète la panoplie des termes français évitant l'usage de cet anglicisme à l'orthographe peu commune.
en gros addiction est un terme plus vaste que dépendance mais recoupe largement cette notion de privation de liberté face à une substance ou unocmportement.
la dépendance selon l'OMS telle que je l'ai appris en médecine inclus le syndrome de sevrage
Citation
Définition donnée par l'OMS  [modifier]

En 1975, l'Organisation mondiale de la santé définit la dépendance comme :

    « Un état psychique et parfois physique, résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l'inconfort de son absence (sevrage). La tolérance peut être présente ou non. »

et toujours en médecine,
 La dépendance selon le DSM-IV

Le DSM-IV présente l'addiction comme un mode d'utilisation inapproprié d'un produit entraînant des signes physiques et psychiques. Elle se manifeste par l'apparition d'au moins trois des signes ci-après sur une période d'un an.

    * une tolérance (ou accoutumance) qui se traduit soit par une augmentation des doses pour un effet similaire, soit par un effet nettement diminué si les doses sont maintenues à leur état initial.
    * un syndrome de sevrage en cas d'arrêt ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
    * une incapacité à gérer sa propre consommation, l'usager consomme plus longtemps ou plus qu'il ne le voulait.
    * des efforts infructueux pour contrôler la consommation.
    * un temps de plus en plus important est consacré à la recherche du produit.
    * les activités sociales, culturelles ou de loisir sont abandonnées en raison de l'importance que prend le produit dans la vie quotidienne.
    * une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu'elle engendre.

Tolérance et sevrage constituent la dépendance physique, et ne recouvrent que deux critères sur 7. Il est donc possible d'être dépendant au sens du DSM sans avoir développé de tolérance physique.
"être accro" en langage courant c'est l'addiction sans forcement la dépendance physique et le syndrome de sevrage.
 


d'autres termes anglophones sont très souvent employés en addictologie.
Citation
Le craving (de l'anglais « désir ardent, appétit insatiable ») désigne le désir compulsif de reproduire le comportement d'addiction suite à une période d'abstinence.

c'est un terme qui ne recoupe pas tout à fait le manque, car on peut très bien avoir du craving pour une substance qui ne produit pas de dépendance physique et donc de manque  
hooked, litéralement être accroché a le même sens que chez nous
les principaux prods en cause

les principaux comportements en cause
le jeu
le sexe
internet
la nourriture
le sport

ça suffit pour la mise au point, en ce qui concerne les mécanismes de l'addiction, les produits  et les explications béhavioriste, psychanalytiques etc.. il y a de quoi étudier et les théories sont toutes assez réductionnistes je trouve.

mais ce qui est clair, c'est que certains usagers "gèrent" pas mal leur conso même pour des substances ou des comportements dangereux, alors que d'autres deviennent "accro" à des trucs qui sont considérés peu nocifs et peu addictifs..

RDR
Citation
La réduction des risques (RDR) désigne l'ensemble des stratégies  visant à limiter les risques et les dommages sanitaires ou sociaux lié à un domaine spécifique.
Wiki
en toxicomanie, cette approche  prend pour acquis qu'il y a des consommateurs et cherche à promouvoir une conso plus sécuritaire.
Citation
L'essor des politiques de réduction des risques liés à la toxicomanie  est principalement dû à l'apparition du SIDA dans les années 1980. Son but initial était de limiter la transmission d'infections type hépatites ou VIH  chez les usagers-injecteurs de drogues. Elle s'est ensuite élargie à la prise en charge globale de la santé des usagers, prenant en compte les différents risques sanitaires en fonction des produits, des personnes et de leur environnement.

échanges de seringues, distribution de kit pour sniffer sont des exemples de RDR en toxicomanie
distribution de préservatifs dans la lutte contre les MST (maladies sexuellement transmissibles)
distribution de tampons d'oreilles pour éviter les dommages auditifs


le volet prévention inclus des informations sur les produits e t les comportements à risque et surtout l'écoute.
 le propos de la RDR n'est jamais d'imposer l'abstinence comme solution unique mais d'abord d'éviter les risques liés aux pratiques et ensuite, si la personne est partante de proposer des alternatives voire un sevrage, un accompagnement etc...
quelques assos en France


    * ANITeA
    * ASUD
    * IHRA
    * Sidaction
    * SAFE
    * YOZ - SOS hépatites Champagne-Ardenne

et aussi
keep smiling
AIDS
MDM mission rave
un site officiel
http://a-f-r.org/plume/
le cadre juridique en France
Citation
La réduction des risques chez les usagers de drogue
   
     

La politique de réduction des risques en direction des usagers de drogue vise à prévenir la transmission des infections, la mortalité par surdose par injection de drogue intraveineuse et les dommages sociaux et psychologiques liés à la toxicomanie par des substances classées comme stupéfiants.

Au cours de l’année 2006 une nouvelle catégorie d’établissement médico-social se met en place : les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD).

L’article L.3121-3 du code de la santé publique affirme le rôle de l’Etat en matière de réduction des risques chez les usagers de drogue.

L’article L.3121-4 du code de la santé publique définit la politique de réduction des risques chez les usagers de drogue.

L’article L.3121-5 du code de la santé publique prévoit :

    * à l’alinéa 1, la mise en place des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction
      des risques pour usagers de drogue (CAARUD)

    * à l’alinéa 2 , le financement de ces structures

    * à l’alinéa 3, un référentiel Format PDF (57 Ko) national pour les actions à mener en matière de réduction des risques, défini à l’article D.3121-33 du code de la santé publique.

Source :
Direction générale de la santé
Sous direction santé – société, Bureau des pratiques addictives
14, avenue Duquesne, 75007 Paris
Mise en ligne : février 2006
ça c'est la théorie, en pratique sur le terrain les assos ont à lutter contre les a priori, les accusations de "faciliter" la conso par les échanges de seringues, les kits pailles etc..
votre expérience perso en RDR?

« Dernière édition: 06 Mai 2010 à 08:06:49 par boudhinette » Journalisée

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« Répondre #1 le: 06 Mai 2010 à 19:37:49 »

Pour l expérience personnel dans la réduction des risques est quelque choses qui fait partis de mon quotidien, je suis intervenant sanitaire dans une fondation suisse, en plus de l échange de matériel et de prévention, nous intervenons aussi  au sein de centre d accueil a bas seuil, en proposant des soins de premiere urgence, la mise a disposition de sanitaire pour un travail sur l hygiene, aussi en proposant de petit travail  qui permette au usagers de renouer avec une petite activités, la mise a disposition de vestiaires, ainsi que tous les conseils que peuvent avoir besoin les usagers dans plein de domaines différents. 
Dans l intervention en réduction des risques l approche de l usager se fait de façon pragmatique, sous couvert d annonimat , sans jugement et avec respect pour les usager
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« Répondre #2 le: 06 Mai 2010 à 22:41:42 »

ça veut dire quoi "à bas seuil"?
sinon, l'absence de jugement c'est bien sûr un critère indispensable de professionalisme, mais ça doit être super dur de gérer son ressenti, surtout que les usagers doivent être chroniques, donc on doit développer une certaine relation.
vous avez une supervision, des réunions d'équipe?
Pour ma part, l'accompagnement des personnes dépendantes ne s'est pas fait dans un cadre de RDR mais en Psy, c'est très différent! je me rappelle être toujours "méfiante" quand aux manipulations des usagers, qui sont excellent dans ce discours. et puis quelques relations hors taf avec des "tox" et là c'est pareil, on ne peut pas vraiment leur faire confiance; Ce n'est pas de leur faute, mais quand il leur faut leur prod, y a plus de scrupule, de morale, de taboux... Ne pas juger quand on est concerné c'est dur!
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« Répondre #3 le: 08 Mai 2010 à 08:23:35 »

pour les parisiens, une rencontre organisée par l'asso française de réduction des risques
le 18/05/10 à Paris
Citation
RdR et VHC : les expériences qui marchent
   
 
a-f-r.org
 
Paris, le 18 mai

Les inscriptions sont ouvertes pour cette journée thématique qui portera sur les 4 thèmes suivant :

    *
      les PES en officine
    *
      Dépistage et diagnostique précoces
    *
      l’Accompagnement thérapeutique
    *
      l’Hébergement

L'objectif sera d'échanger sur les projets existants qui fonctionnent en dehors de l'Île de France. 4 intervenants viendront présenter ce qu'ils font, comment il le font et combien ça coûte. Plus de 3 heures de discussion sont prévues entre les participants qui pourront eux aussi témoigner de leurs expériences ou poser des questions.
 
Date limite d'inscription : 11 mai.

    * Tarif adhérent 30€ / Non-adhérent 40€ / Formation continue 60€. Bulletin d’inscription.
    * Télécharger le programme en pdf.

Horaires & Lieu : de 9h à 17h au Comptoir Général, 80 quai de Jemmapes 75010 Paris (M° République)
 

 
Si vous voulez en savoir plus et y participer cliquez ici.
 
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« Répondre #4 le: 08 Mai 2010 à 09:33:20 »

bas  seuil veut dire bas seuil d exigence envers l usager de la structure, ont leurs demande seulement qu il respecte le cadre de la structure, qui n est pas de consommation de substance et de commerce à l intérieur de la structure , et dans la proche proximité.
si l usager a des demandes particulières, il doit venir les verbalisés vers les intervenants (educ, travailleurs sociaux, infirmiers, assistant sociaux), pour les petits boulots chaque jours on fait un tirage au sort pour les personnes motivés et la partage se vaut équitables.
un certaines relation se développent, dans un premier temps cette relation reste du domaine du matériel et de la vie de tous les jours.... ensuite quand l usager se sent en confiance, il arrive qu il puisse parlé de sa problématique d addiction et entamé certaines démarches visant a son mieux être personnel. avec un travail en réseau la structure peut lui proposé différents panel de prise en charges.
bien sur qu on discute de notre ressentit, on a quand meme 30 minutes de colloques le matin, et 30 minutes de debriefing le soir, plus un colloque de une matinée chaque semaine.
la cohésion de l équipe est très bonne, et le besoin s en fait sentir un peut discuté en équipe dans la journée si un décision doit être prise envers un usager. les décisions prises sont toujours collégiales.
Ceci est très différents du travail de prise en charges que j ai pu effectué avant en psychiatrie, malgré que depuis quelques temps , les prises en charges ne sont plus à visé d abstinence, mais de moindre consommation ou de consommations contrôlé....
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« Répondre #5 le: 12 Juillet 2010 à 09:10:57 »

voila un petit article sur la reduction des risques en milieu festif
c est en anglais
http://www.mushroom-online.com/v2/index.php?language=english&menu=drugstore&sub=top&art=114131
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« Répondre #6 le: 13 Juillet 2010 à 15:33:02 »

Excellent merci
 
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« Répondre #7 le: 14 Juillet 2010 à 08:26:20 »

je fais une petite traduc pour ceux qui ne captent pas torp l'anglais

Stands d'infos sur les prods en festivals:
Guidance, premiers secours psychédéliques et bien plus...

Aucun festival en plein air d'importance n'est complet sans un stand où l'on peut avoir des infos sur à peu près toutes les drogues connues dans le monde occidental, un soutien dans des situations d'urgence causés par celles ci et bien plus encore. Ce que ces projets sur le terrain ont en commun c'est qu'ils poursuivent une approche orientée vers l'acceptation. Ils n'essaient pas de vous pousser à l'abstinence complète en vous montrant du doigt mais  cherchent  plutôt à vous éduquez dans le sens d'une consommation adulte  et responsable. Ils s'efforcent également d'optimiser le lieu et  le cadre, les conditions environnementales, pour réduire les risques découlant de toute façon de la consommation.


Un parfait exemple de ce type d'approche est la campagne "kit paille" : au lieu de préconiser de ne rien consommer du tout, on distribue des papiers de format adéquat afin que ceux qui ne sont pas contre certaines poudres puissent se rouler leur propre paille : cela évite de s'infecter avec des maladies transmissibles par les muqueuses du nez. En plus de donner des infos objectives et récentes sur les drogues et leur consommation, ces stands d’info distribuent surtout tout un panel de gadget utiles et réduisant les risques, depuis le simple verre d’eau aux préservatifs gratuits en passant par les bouchons d’oreilles.  Certains proposent aussi une véritable « ambulance psychédélique » offrant un soutien mental professionnel à ceux qui s’égarent dans leur propre conscience.

Quant au testing des substance sur place, il s’agit  d’une issu délicate qui dépend fortement de la politique (locale) ;  des orgas et de leurs connections. Beaucoup proposent des test chromatiques, mais ceux-ci disent juste si une certaine substance est présente ou pas. Ils ne disent rien sur les quantités et sur les autres produits présents. Bien sûr il est possible de dépister  les principes actifs additionnels mais cela représente beaucoup plus d’effort et un coût plus élevé, seulement très peu d’asso de RDR peuvent proposer cela sur le terrain.
Publié par  Roberdo le 01.07.2010

Dans le Mushroom été 2010
liens utiles
http://www.erowid.org/
http://www.maps.org/
http://www.alice-project.de/
http://www.eclipse-online.de/
http://www.checkyourdrugs.at/
http://www.eve-rave.net/
http://www.energycontrol.org/
http://www.technoplus.org/
on a rencontré energy contol au Boom. ils n'ont mis que techno plus en france mais il y en a d'autres..
  Raj
« Dernière édition: 14 Juillet 2010 à 08:29:22 par boudhinette » Journalisée

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« Répondre #8 le: 22 Juillet 2010 à 17:57:38 »

la réduction des risques c'est aussi ce genre d'info
Citation
L’organisme n'élime pas immédiatement les drogues consommées, c'est bien connu, mais combien de temps celles-ci sont elles détectables dans le sang ou l'urine d’un utilisateur ?
A l'heure des tests anti-drogue et des prises d'urine, mieux vaut être au courant dès le départ.

COMBIEN DE TEMPS LES DROGUES SONT-ELLES DÉTECTABLES DANS L’URINE ?

AMPHÉTAMINE (XTC, Speed, meth) env. 2 à 4 jours
PCP-------------------------------------- env. l0 à l4 jours
ALCOOL -------------------------------- env. 8 à 12 heures
CANNABIS ----------------------------- env. 30 jours (11 sem. et + si usage régulier)
COCAÏNE ------------------------------- env. 2 à 4 jours
LSD ------------------------------------- env. 1 à 4 jours
HÉROÏNE, MORPHINE ---------------- env. 2 à 4 jours
CODÉÏNE ------------------------------- env. 2 à 5 jours
MÉTHADONE -------------------------- env. 3 à 5 jours

COMBIEN DE TEMPS LES DROGUES SONT-ELLES DÉTECTABLES DANS LE SANG ?

AMPHÉTAMINE (Ecstasy, Speed, etc.) ----- env. 1 à 7 jours
PCP
occasionnellement ---------------------------- env. 2 à 7 jours
chronique (doses élevées)-------------------- plusieurs mois
ALCOOL ---------------------------------------- env. 1/2 à 1 jour
BARBITURIQUES------------------------------ env. 2 à 4 jours
PHÉNOBARBITAL------------------------------ jusqu’à 30 jours
BENZODIAZÉPINES -------------------------- jusqu'à 30 jours
CANNABIS
max. 4 joints/ sem.) ------------------------- de 5 à 7 jours
quotidiennement ----------------------------- de 10 à 15 jours
chronique à dose élevées -------------------- de 1 à plusieurs mois
COCAÏNE
occasionnellement ---------------------------- de 6 à 12 heures
usage prolongé -------------------------------- jusqu’à 48 heures
LSD --------------------------------------------- de 1 à 4 jours
OPIACÉS & SUBST. CONNEXES
dilaudid, héroïne ,morphine ----------------- de 2 à 4 jours
darvon ----------------------------------------- de 6 à 48 heures
méthadone ------------------------------------ de 2 à 3 jours
CODÉÏNE -------------------------------------- env. 2 à 5 jours

STEROÏDES
injectables liposolubles ----------------------- 6 à 8 mois
hydrosolubles par voie orale ----------------- 3 à 6 semaines

MÉDICAMENTS décongestionnants dérivés d‘éphédrine 2 à 3 jours

Source GRIP MONTRÉAL
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« Répondre #9 le: 14 Aot 2010 à 04:32:03 »

en ce qui concerne la réduction des risques, la France choisit plutôt le repressif que la prévention. témoin le veto gouvernemental face à un projet de salles de shoot.
Citation
Les salles d’injection sont des lieux supervisés où les toxicomanes peuvent s’administrer leur propre drogue. Ils répondent aux problèmes rencontrés par les toxicomanes en grande précarité qui présentent un risque élevé de transmission de maladies infectieuses (VIH, hépatites…). Les salles de shoot visent à réduire la morbidité et la mortalité parmi ce public très marginalisé qui est souvent très difficile à atteindre par les dispositifs classiques de santé. Après le premier contact, il s’agit également de favoriser l’entrée dans les soins de ces toxicomanes Dans les salles de consommation déjà ouvertes dans six pays d’Europe (lire page 4), l’accès est restreint et limité aux porteurs d’une carte d’admission. Les toxicomanes occasionnels, les débutants, les mineurs, en sont exclus et le deal est totalement prohibé. Les usagers des salles de shoot doivent respecter un certain nombre de mesures d’hygiène et de sécurité et le personnel n’est pas tenu d’aider à l’administration des substances, explique une note sur le sujet de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
trois salles étaient proposées dont une à Marseille. mettant à dispo des kit shoot stériles, un accompagnement et un encadrement non répressif mais informatif

Citation
Matignon a opposé mercredi soir son veto à l’expérimentation de centres de consommation médicalisés pour les usagers de drogues, promue par le ministère de la Santé dans la foulée d’un rapport de l’Inserm.
Citation
Qui, au-delà d’élus de terrain de tous bords et des médecins, pour rappeler qu’il s’agit d’accueillir des usagers dépendants qui se surcontaminent au virus de l’hépatite C en se piquant dans les squats et les squares de Paris, Bordeaux ou Marseille ? Que «dans des structures sanitaires, on les amène plus facilement à une désintoxication progressive», comme l’a souligné Jean-Christophe Lagarde, le député maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis).
L'héroine est bien de retour avec des usagers de tout bord, jeunes en rupture mais aussi personnes d'age moyen bien insérés dans la société, vieux habituéés du shoot, poly consommateurs..
Citation
la secrétaire d’Etat à la Famille avait pourtant estimé que ces salles pouvaient être un «outil» de lutte contre la toxicomanie.

On préfère occulter et virer tout  ce qui dérange  
http://www.liberation.fr/politiques/0101651789-bad-trip-securitaire-pour-les-salles-de-shoot
et aussi
http://www.liberation.fr/societe/0101651892-deux-associations-deplorent-le-refus-d-experimenter-les-salles-de-drogue
« Dernière édition: 14 Aot 2010 à 04:34:36 par boudhinette » Journalisée

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« Répondre #10 le: 18 Aot 2010 à 23:43:00 »

mais qu'est-ce qu'on gobe??
les produits de coup sont parfois bien plus nocifs que la substance elle même! voilà un tableau indicatif
Citation
Petit glossaire sur la nature et les effets des différents produits de coupage

Attention : Les effets secondaires de nombreux médicaments employés comme produit de coupe sont potentialisés par l’alcool, qui augmente et/ou modifie aussi les effets des drogues.

- Atropine : utilisé en chirurgie. Entraîne confusion et troubles nerveux graves. Risque mortel.
– Barbiturique : Il s’agit généralement de Gardénal® (phénobarbital). Dépresseur du système nerveux autrefois employé comme somnifère, ou pour traiter l’épilepsie… Guère plus utilisé à cause de sa toxicité et du risque de dépendance grave.
– Bicarbonate de soude : Poudre cristalline à base craie, sel ou natron. Multiples usages : nettoyant ménager, dentifrice, désodorisant. On ne connaît pas ses effets à long terme lorsqu’elle est injectée.
– Caféine : Principe actif stimulant du café. On la trouve parfois combinée à certains médicaments contre la douleur, les problèmes respiratoires…
– Célestamine® : Antihistaminique utilisé pour traiter les allergies. Risque de somnolence (fortement majoré par l’alcool). Suivant le dosage, les comprimés sont de couleur bleu clair, rose ou jaune.
– Cellulose : Principal constituant des végétaux. Sert à faire du papier…et des excipients.
- Chloroquine : Utilisée pour prévenir et soigner la malaria (paludisme). Risques de vomissements, troubles nerveux… Toxique pour le cœur au-delà de 2 grammes. La dose mortelle est de 5 grammes. La chloroquine (Nivaquine®) est extrêmement amère.
– Diltiazem : Utilisé pour certaines affections du cœur (angine de poitrine) et troubles de la tension.
– Griseofulvine : Antibiotique et antifongique utilisé pour des infections spécifiques des cheveux, ongles, peau. Risque de maux de tête.
– Hydroxyzine : Antihistaminique. Dépresseur du système nerveux central. Prescrit comme anxiolytique ou pour traiter certaines allergies (Atarax®). Cas de nécroses et troubles divers lorsque le produit est injecté à hautes doses.
– Inositol : Autre nom de la vitamine B7. Chez les rongeurs, sa déficience provoque une chute des poils.
– Lanoline : Graisse extraite du suif de mouton, employée pour traiter les cuirs. Fumée, elle pourrait présenter des risques de cancer.
– Lévamisole : Antiparasitaire intestinal. Peut causer des troubles allergiques et neurologiques à hautes doses.
– Lidocaïne : Anesthésique de surface utilisé par les dentistes (Xylocaïne®) et dans les pastilles pour la gorge, crèmes anesthésiantes… Utilisée comme produit de coupage car elle anesthésie et « gèle » fortement les gencives (4 à 5 fois plus que la cocaïne) lorsqu’on la goûte. Risque de troubles en injection ou sniff.
– Magnésie : poudre d’origine minérale employé par les grimpeurs pour la transpiration des mains.
– Mannitol : Sucre d’origine naturelle utilisé dans certains traitements rénaux et dans la fabrication de bonbons et médicaments à sucer. « Rafraîchissant » au goût, il renforce la sensation de « gel » sur les muqueuses lorsqu’il est ajouté à la cocaïne.
– Pipérazine (M-CPP) : Antiparasitaire provoquant maux de tête, anxiété, vertiges, troubles digestifs, nausée…
– Nivaquine® : (Voir chloroquine)
– Paracétamol : Couramment utilisé contre la douleur, la fièvre… Le Doliprane®, le Dafalgan® et des dizaines de spécialités en contiennent. Toxique pour le foie et les reins au-delà de 3 grammes (attention en cas d’hépatite).
– Phénacétine : Vaguement apparentée au paracétamol. Guère plus utilisée. Cause d’affections rénales graves.
– Procaïne : Anesthésique local de moins en moins utilisé en médecine. Remplacé par la lidocaïne.
– Sel d’alun : D’origine minérale. Ressemble à du « cristal » de roche. Utilisé comme régulateur de la transpiration, hémostatique (arrêter les saignements dus au rasoir) et pour fabriquer certaines peintures.
- Stéarine : Poudre grasse fabriquée à partir du suif animal pour la fabrication de bougies ou de savons.

« Dernière édition: 19 Aot 2010 à 00:33:00 par boudhinette » Journalisée

rajshasha
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shanti roots baba


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« Répondre #11 le: 21 Aot 2010 à 08:07:19 »

je dirais même que les produit de coupe représente jusqu'à  souvent 90 % du produit consommé.... voire certaines fois même la totalité,
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aum namas shivaya
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