un topic pour se re-définir ces termes qu'on emploie un peu à tout vent et aussi pour en parler. en teuf comme dans nos jobs on côtoie l'addiction et les troubles de la personnalité qui en découle; Ce qui es intéressant c'est que la notion même d'addiction évolue énormément; d'abord ce mot n'existe même pas en français mais du coup, il va probablement être intégré au dico rapidement tellement il est devenu courant; il y a même des diplomes uriversitaires en addictologie
ADDICTION
l'addiction-grille de Goodman
Depuis quelques années, on utilise fréquemment le terme "d'addiction" par rapport à celui de "toxicomanie" ou "dépendance".
Bon on s'en fout un peu. Tout le monde voit ce que ça recouvre.
Un psychiatre anglais-ne riez pas ça peut arriver à tout le monde-a formulé une définition de l'addiction en la décrivant comme "un processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l'échec répété de son contrôle et de sa personnalité en dépit des conséquences négatives".
Voici les différents critères qu'il retient:
-Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement.
-Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
-Plaisir ou soulagement pendant sa durée.
-Sensation de perte de contrôle pendant le comportement
-Présence d'au moins cinq des neuf critères suivants:
1/ Préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation.
2/ Intensité et durée des épisodes plus importantes que souhaitées à l'origine.
3/ Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
4/ Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre ou à s'en remettre.
5/ Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, scolaires ou universitaires, familiales ou sociales.
6/ Activités sociales, professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement.
7/ Perpétuation du comportement, bien que le sujet sache qu'il cause ou aggrave un problème un problème persistant ou récurrent d'ordre social, financier, psychologique ou psychique.
8/ Tolérance marquée: besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.
9/ Agitation ou irritabilité en cas d'impossibilité de s'adonner au comportement
-Certains éléments ont duré plus d'un mois et se sont répétés pendant une période plus longue.
tiré du forum Lucid state
http://www.lucid-state.org/forum/showthread.php/2880-l-addiction-grille-de-Goodmanle point clé c'est l'absence d e liberté devant un prod ou un comportement

quelques éléments intéressants
Le terme addiction est d'étymologie latine, ad-dicere « dire à ». Dans la civilisation romaine, les esclaves n'avaient pas de nom propre et étaient dits à leur Pater familias. L'addiction exprime une absence d'indépendance et de liberté, un esclavage.
Wiki
le panel de la terminologie française
Cet anglicisme est au sens courant souvent synonyme de toxicomanie[1] et désigne tout attachement nocif à une substance ou à une activité. On notera que le terme d'assuétude, qui bien que peu usité, a un sens similaire sans toutefois être aussi négatif (assuétude au chocolat mais dépendance à la cocaïne) complète la panoplie des termes français évitant l'usage de cet anglicisme à l'orthographe peu commune.
en gros addiction est un terme plus vaste que dépendance mais recoupe largement cette notion de privation de liberté face à une substance ou unocmportement.
la dépendance selon l'OMS telle que je l'ai appris en médecine inclus le syndrome de sevrage
Définition donnée par l'OMS [modifier]
En 1975, l'Organisation mondiale de la santé définit la dépendance comme :
« Un état psychique et parfois physique, résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l'inconfort de son absence (sevrage). La tolérance peut être présente ou non. »

et toujours en médecine,
La dépendance selon le DSM-IV
Le DSM-IV présente
l'addiction comme un mode d'utilisation inapproprié d'un produit entraînant des signes physiques et psychiques. Elle se manifeste par l'apparition d'au moins trois des signes ci-après sur une période d'un an.
*
une tolérance (ou accoutumance) qui se traduit soit par une augmentation des doses pour un effet similaire, soit par un effet nettement diminué si les doses sont maintenues à leur état initial.
* un
syndrome de sevrage en cas d'arrêt ou une prise du produit pour éviter un syndrome de sevrage.
* une incapacité à gérer sa propre consommation, l'usager consomme plus longtemps ou plus qu'il ne le voulait.
* des efforts infructueux pour contrôler la consommation.
* un temps de plus en plus important est consacré à la recherche du produit.
* les activités sociales, culturelles ou de loisir sont abandonnées en raison de l'importance que prend le produit dans la vie quotidienne.
* une poursuite de la consommation malgré la conscience des problèmes qu'elle engendre.
Tolérance et sevrage constituent
la dépendance physique, et ne recouvrent que deux critères sur 7. Il est donc possible d'être dépendant au sens du DSM sans avoir développé de tolérance physique.
"être accro" en langage courant c'est l'addiction sans forcement la dépendance physique et le syndrome de sevrage.

d'autres termes anglophones sont très souvent employés en addictologie.
Le craving (de l'anglais « désir ardent, appétit insatiable ») désigne le désir compulsif de reproduire le comportement d'addiction suite à une période d'abstinence.
c'est un terme qui ne recoupe pas tout à fait le manque, car on peut très bien avoir du craving pour une substance qui ne produit pas de dépendance physique et donc de manque

hooked, litéralement être accroché a le même sens que chez nous
les principaux prods en cause

les principaux comportements en cause
le jeu
le sexe
internet
la nourriture
le sport
ça suffit pour la mise au point, en ce qui concerne les mécanismes de l'addiction, les produits et les explications béhavioriste, psychanalytiques etc.. il y a de quoi étudier et les théories sont toutes assez réductionnistes je trouve.
mais ce qui est clair, c'est que certains usagers "gèrent" pas mal leur conso même pour des substances ou des comportements dangereux, alors que d'autres deviennent "accro" à des trucs qui sont considérés peu nocifs et peu addictifs..
RDR
La réduction des risques (RDR) désigne l'ensemble des stratégies visant à limiter les risques et les dommages sanitaires ou sociaux lié à un domaine spécifique.
Wiki
en toxicomanie, cette approche prend pour acquis qu'il y a des consommateurs et cherche à promouvoir une conso plus sécuritaire.
L'essor des politiques de réduction des risques liés à la toxicomanie est principalement dû à l'apparition du SIDA dans les années 1980. Son but initial était de limiter la transmission d'infections type hépatites ou VIH chez les usagers-injecteurs de drogues. Elle s'est ensuite élargie à la prise en charge globale de la santé des usagers, prenant en compte les différents risques sanitaires en fonction des produits, des personnes et de leur environnement.

échanges de seringues, distribution de kit pour sniffer sont des exemples de RDR en toxicomanie
distribution de préservatifs dans la lutte contre les MST (maladies sexuellement transmissibles)
distribution de tampons d'oreilles pour éviter les dommages auditifs

le volet prévention inclus des informations sur les produits e t les comportements à risque et
surtout l'écoute.
le propos de la RDR n'est jamais d'imposer l'abstinence comme solution unique mais d'abord d'éviter les risques liés aux pratiques et ensuite, si la personne est partante de proposer des alternatives voire un sevrage, un accompagnement etc...
quelques assos en France
* ANITeA
* ASUD
* IHRA
* Sidaction
* SAFE
* YOZ - SOS hépatites Champagne-Ardenne
et aussi
keep smiling
AIDS
MDM mission rave
un site officiel
http://a-f-r.org/plume/le cadre juridique en France
La réduction des risques chez les usagers de drogue
La politique de réduction des risques en direction des usagers de drogue vise à prévenir la transmission des infections, la mortalité par surdose par injection de drogue intraveineuse et les dommages sociaux et psychologiques liés à la toxicomanie par des substances classées comme stupéfiants.
Au cours de l’année 2006 une nouvelle catégorie d’établissement médico-social se met en place : les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD).
L’article L.3121-3 du code de la santé publique affirme le rôle de l’Etat en matière de réduction des risques chez les usagers de drogue.
L’article L.3121-4 du code de la santé publique définit la politique de réduction des risques chez les usagers de drogue.
L’article L.3121-5 du code de la santé publique prévoit :
* à l’alinéa 1, la mise en place des centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction
des risques pour usagers de drogue (CAARUD)
* à l’alinéa 2 , le financement de ces structures
* à l’alinéa 3, un référentiel Format PDF (57 Ko) national pour les actions à mener en matière de réduction des risques, défini à l’article D.3121-33 du code de la santé publique.
Source :
Direction générale de la santé
Sous direction santé – société, Bureau des pratiques addictives
14, avenue Duquesne, 75007 Paris
Mise en ligne : février 2006
ça c'est la théorie, en pratique sur le terrain les assos ont à lutter contre les a priori, les accusations de "faciliter" la conso par les échanges de seringues, les kits pailles etc..
votre expérience perso en RDR?